Jean-Francois Mopin : Un auteur peu commun
Jean-Francois Mopin : Un auteur peu commun
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C'est délicieusement bien écrit. Si je n'avais pas eu le nom de l'auteur j'aurais cru que c'était écrit par une femme tellement l'emphase est mise sur la description des sensations et des émotions. Un livre qui m'a fait comprendre tant de chose. Qui en a confirmé d'autres. Qui a mis des mots sur tant de "feelings" vécus. Je crois que je l'attendais depuis longtemps ce bouquin là. J'ai eu l'impression de l'avoir cherché si souvent. Si ce n'était pas de la toute fin qui m'a quelque peu grafignée, j'aurais trouvé le St-Graal.

posté par SexySoda


Sous la plume habile de Jean-François Mopin, Le Bandeau est un merveilleux roman d'initiation au confluent de L'Amant et des Liaisons dangereuses. L'auteur maintient tout au long du récit le mystère sur l'identité et les motivations de l'inconnu, avant de les dévoiler avec maestria lors des dernières pages. Mais, sans négliger ce suspens réussi, Le bandeau tire toute sa force de l'admirable portrait du désir féminin réalisé avec Elle. L'étudiante ne s'abandonne pas aveuglément à une docilité épistolaire et au confort d'un bandeau la déculpabilisant, au contraire elle décide souvent d'infléchir son destin commun avec l'inconnu pour mieux s'offrir à lui. S'inscrivant telle une préface disparue d'Histoire d'O, Le Bandeau s'avère un texte remarquablement sensuel et suggestif qui envoûtera ses lectrices et, soyez-en certains, plus d'une rêvera ensuite d'une aussi précieuse expérience. Peut-être concrétiserez-vous cette envie, Messieurs ?


j'ai lu ce roman érotique avec une infinie attention, cherchant irrémédiablement ce qui lui a plu, à Lui, dans cet ouvrage. Quelles ont pu être ses pensées, ses désirs, ses troubles... Quels ont été les mots qui l'avaient emportés. Quels gestes l'ont fascinés... Est-ce cette ascencion vers une infinie liberté qui grandit au fil des pages dans le coeur et le corps et l'esprit de l'héroïne, ingénue autant que licencieuse ?
Le bandeau sur les yeux. A-t'il été séduit, comme moi, à mesure que l'Amant l'amène peu à peu à se découvrir, ne laissant jamais rien d'Elle au hasard ?
A-t'il été comme moi, fasciné par cet Amant au pouvoir absolu, qui n'agit pourtant que dans l'Amour, repoussant sans cesse les limites de cette jeune femme, jusqu'à lui permettre un abandon cérébral et physique indescriptible ?
A quel moment a-t'il compris Lui, qui était l'Amant. Je lui ai demandé. Il est resté silencieux. Choqué de découvrir son identité perturbante ? S'est-il rendu à l'évidence que l'Amour, s'il peut se décliner sous une forme à la fois sublime et dérangeante, peut aussi servir à instrumentaliser l'Autre , pour qu'il se découvre, qu'il grandisse, qu'il avance, qu'il s'aime enfin...
Mais qu'il ne faut jamais instrumentaliser l'Autre pour tenter de s'aimer soi-même... J'ai eu envie de hurler, lorsque j'ai refermé le livre. J'aurais aimé qu'il fut prés de moi, , à ce moment là, parce que je lui aurai expliqué pourquoi les larmes perlaient alors sur ma joue, pourquoi soudain je regrettais de m'être branlée plusieurs fois en lisant ce livre, emportée par des mots qui décrivaient des scènes objet de nombre de mes fantasmes.
Je m'en voulais de m'être masturbée ainsi, me sentant coupable de ne pas avoir su me défaire de mes désirs physiques pour parvenir à ne jouir que de la pression littéraire, pourtant si bien transmise par l'auteur. Eu-je porté ce bandeau, comme Elle alors, et tout eut été différent... Un premier roman délicat...

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